Fin de la Carte Orange: cas d'école?

Publié le par stilgar

Ces derniers mois ont vu la fin de la Carte Orange, ticket d'abonnement aux transports en commun en île-de-France, et son remplacement par des pass contenant une puce RFID. Jusque là, tout est normal, dans l'air du temps.
Voici maintenant le scandale.





Aux abonnés et futurs demandeurs d'un abonnement s'offriront deux choix:

- faire effectuer gratuitement dans une agence un pass Navigo personnel, contenant âge, identité, photo, toutes les données qui permettront de vous identifier à chaque passage près d'une borne de contrôle.

- faire la demande, par courrier, d'un pass Navigo anonyme. La différence? 5 euros. C'est le prix à payer pour garder son anonymat dans les transports en commun.

Résumons: le STIF, par souci d'efficacité et de lutte contre la fraude, impose une solution qui est une collecte systématique de données sur les déplacements de ses usagers. L'alternative à ce système est payante; bien sûr, 5 euros, c'est peu, vraiment peu ... mais regardez maintenant la file de gens qui, tous les jours depuis la disparition de la Carte Orange, se pressent dans les agences pour aller se faire cette carte personnelle et gratuite. Evidemment, et c'est l'objectif  du syndicat des transports d'île-de-France, il est dans l'esprit de chacun plus logique, plus pratique aussi, d'aller directement donner son identité pour "bénéficier" de cette gratuité. D'autant que, nous dit-on, les données ne seront bien sûr utilisées qu'à des "études statistiques sur les déplacement"*.

Alors, pourquoi payer plus?

Ce genre des raisonnement est celui qui nous fait entrer en douceur dans une société du contrôle permanent. Mais puisqu'on vous dit que c'est par souci d'efficacité!



* http://www.smallbrothers.org/presse.htm

Publié dans Transports

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